L'affaire Levana

Du haut des plateaux calcaires jusqu'au fond des combes, la nuit comme le jour, l'hiver comme l'été je cours, roule et galope. Autour de moi, une écharpe de mots enroule son parfum et vous raconte l'affaire Levana.

24 mai 2007

Ca craint, ça sert à rien, ça fait du bien!

Et hop, devinette!

Quel est le point commun entre Fréhel, Fernand Raynaud et moi?

...

Alors???

...

Non, ce n'est pas la moustache, non non!

...

Oui, c'est une chanson, brillante déduction!

Pour tout vous dire, il s'agit même de la chanson qui me trotte en tête depuis ce matin. La voili, la voiçà, tadadam!

J'avais rêvé d'avoir un homme,
un vrai de vrai, bien balancé,
mais je suis chipée pour la pomme,
d'un avorton, complet'ment j'té.
Ce n'est pas un Apollon mon Jules,
il n'est pas taillé comme un Hercule.
Malgré qu'il ait bien des défauts,
C'est lui que j'ai dans la peau.

Tel qu'il est, il me plaît,
Il me fait de l'effet,
Et je l'aiiiiiime.
C'est un vrai gringalet,
aussi laid qu'un basset,
mais je l'aiiiiiime.
Il est bancal,
du côté cérébral
mais ça m'est bien égal,
qu'il ait l'air anormal.

C'est complet, il est muet
ses quinquets sont en biais
C'est un fait que tel qu'il est,
il me plaît.[...]

http://www.youtube.com/watch?v=NJqku91PYwA

Ca tourne en boucle, ça va, ca vient, ça roule et ça reste, STooooOOOOOP!!!  Je cherche en vain la source de cette réminiscence chanteuse. Qui, mais qui donc m'a inspiré cela? Ai-je pensé à Nicolas avant de m'endormir? Certes non! Fernand Raynaud habite-t-il mes phantasmes inavoués? Suis-je la réincarnation de Fréhel?

Je creuse désespérément ma pauvre cervelle en quête de la plus petite parcelle de rêve, ou de cauchemar, rien, vous dis-je, rien!

Alors, pour conjurer le sort, je passe dans la voiture un CD de l'homme à la marinière, j'ai cité le divin Bobby. La quintessence du jeu de mot laid me nettoie les oreilles!

Marcel n'est pas ce qu'on appelle
Un intellectuel
Marcel, Marcel
Quand je l'apelle
Moi je l'appelle Marcel
Y' n' répond pas, mais il approche
De sa démarche gauche
Et l'on peut voir
Dans son regard
Comme une lueur d'intelligence
Il sait de quoi j'ai envie
Il n'est pas si bête
Il sait que c'est de son vi-goureux corps d'athlèt'
Je pose ma main sur son gros bras que
m'arrive-t-il ça fait tilt
Il me sussure le curieux refrain
Tiens ! voilà du boudin
Et puis en roulant les "R"
Oh, le grand nigaud
Il m'dit j'vais te fair'
L'fameux coup du légionnaire
Et du sable chaud
Dans la légion étrangère
J'aime son heureux caractère
Toutes ses affaires
Et c'est pour ça que
Je dis que l'amour,
Même sans amour
C'est quand même l'amour !
Comprend qui peut ou comprend qui veut !

Celles qui croient que mon Marcel
Ça n'est qu'un manuel
Elles connaissent rien :
Ya pas qu'ses mains qui font des choses bien
Pis d'ailleurs moi j'ai pas le temps de savoir qui
est Marcel
Car mon Marcel
Il me harcèle
Marcel me harcèle
Marcel me harcèle
C'est comme s'il avait devi-né c'dont j'ai envie
J'dirais même qu'il a si vi-goureux appétit
Que je jurerais parfois qu'il a divi -
Qu'il a divinement
Fait tout ce qu'il faut faire pour mon con...
Oui, mon contentement
Il sait de quoi j'ai envie.
Il n'est  pas si bête
Il sait que c'est de son vigoureux corps d'athlète
J'aime son heureux caractère
Tout' ses affaires, et c'est pour ça que

Je dis que l'amour,
Même sans amour,
C'est quand même l'amour
Comprend qui peut ou comprend qui veut !

http://www.youtube.com/watch?v=_YeoRVkRsRM

Merci Bobby!

bobylapointe

Posté par LevanaB à 19:57 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2007

Les plus beaux yeux du monde...

Au hasard d'une visite sur le forum de Bulle de Lune, l'autre soir, à la nuit tombée, j'ai vu un ange émerger du passé. Les boucles brunes, les yeux sombres habillés de cils et sourcils fournis, comme des bijoux dans le visage pâle... Il  pourrait être le fils de Simon. Outre le fait que cette chanson me plaît beaucoup avec ses envolées à la Freddie Mercury, sa fraîcheur, sa légèreté swinguée, j'avoue avoir contemplé plus que de raison le visage du jeune et talentueux Mika (Ca sonne  confessions d'une vieille institutrice, non? - mais continuons quand même). http://www.youtube.com/watch?v=uzA0nG_PurQ

Un soir, Simon arriva à l'appartement accompagné d'une splendeur nommée Joana. Des traits d'une finesse extrême, des cheveux dorés qui bouclaient sur ses épaules, des yeux bleu sombre très grands, un peu tombants, un air de madonne, un genre de  Botticelli moderne. Joana, vous le savez peut être, devint quelques années plus tard ma soeur en épousant Misha. Mais nous sommes encore loin de là. On aurait bien pu se demander, ce soir-là, qui était le plus séduit de nous trois par Joana. Je crois bien que ce fut moi et pour être honnête, son physique me troubla. Cela peut paraître étrange de la part d'une amoureuse des hommes comme moi, ou peut-être pas... Je ne pouvais me rassasier de la regarder, tout en elle me paraissait beau, sa finesse et sa blondeur, sa peau dorée et ses yeux si grands.

Elle rejoint rapidement notre trio d'étudiants. Au fil des soirées, nous nous découvrîmes complices, puis amies. Cette amitié-là ne s'est jamais démentie et a résisté à tout. Nous a aidées en tout, aussi.  Son amourette avec Simon dura le temps d'une chanson, puis elles me "prit" Jacques et fut ainsi, indirectement, la cause de ma première déconvenue sentimentale. Jacques, mon alter ego, mon parleur de la nuit, mit fin en avril  à nos interminables discussions nocturnes au profit des bras doux de Joana. Fin d'un amour platonique, premier chagrin d'amour!

Amour platonique..., me direz-vous. Eh bien oui, on était dans les années 80, j'avais dix-neuf ans, des petits amis tant que je voulais (ou presque), mais jamais au-dessous de la ceinture! Je n'en avais jamais eu envie et aucun n'avait pu me persuader d'y aller avec lui. Il faut croire que j'étais peu influençable et très entêtée, la pression, à cette époque, était grande en ce domaine et la virginité se portait très mal passé dix-huit ans.

Il fait beau, si doux ce soir-là! Le grand feu de la Saint-Jean me rôtit le visage et j'ai un peu trop bu. Juste un peu trop pour trouver la musique irrésistible et avoir le coeur qui explode de joie gratuite, le coeur qui bat jusqu'au fond de ma gorge. Simon m'enlace et il sent si bon le foin, le grand air, la sueur fraîche que les larmes me montent aux yeux. Il me dit que je suis belle et qu'il m'aime comme un fou. Sa bouche est douce et tiède, ses cheveux glissent entre mes doigts et ses yeux sont les plus beaux du monde.

Simon fut mon premier amant. Deux fois. Après la mort de Jean, c'est lui encore qui me reconduisit vers la sensualité des hommes. La semaine dernière, je lui ai montré le joli Mika et il a reconnu qu'il y avait un air de ressemblance. Depuis ce temps-là, il a coupé les boucles brunes et grisonne un peu aux tempes. Ses yeux affolent toujours les femmes et ils les aime toujours toutes!  Il est un des quatre piliers de ma sagesse et je lui dois sans doute en grande partie ce goût immodéré que j'ai des hommes bruns aux yeux de braise.

Posté par LevanaB à 20:08 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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