L'affaire Levana

Du haut des plateaux calcaires jusqu'au fond des combes, la nuit comme le jour, l'hiver comme l'été je cours, roule et galope. Autour de moi, une écharpe de mots enroule son parfum et vous raconte l'affaire Levana.

14 octobre 2009

Ulmus non horribilus, c'est sûr!

 


Well I said that we should run away
And live to fight another day
When I see the devil running free
I'm holding on to you and me

And the sun goes down when he's around
He just sets us up to put us down
Well I know we're not the only two
I'm just like you

Take my hand now
I'm not sure I can deal with it
Take my hand now
I'm not sure I can deal with it
Take my hand now

Le petit châle à la mode du web, deuxième épisode...

Après Ishbel, voici Ulmus, né lui aussi chez Through the Loops. http://throughtheloops.typepad.com/designs/2009/04/ulmus.html

Je le souhaitais un peu pus lourd que sa soeur, avec de la matière et du tomber. J'ai longtemps hésité sur le fil puis je me suis lancée, à l'aveugle. J'ai commandé directement de la Luscious Silk chez Blue Moon. http://www.bluemoonfiberarts.com/newmoon/index.php?main_page=index&cPath=182_193

Le choix des couleurs fut cornélien, les écrans étant fort trompeurs.

Voici donc Ulmus en Luscious Silk Pond Scum (un vert doré très "pond") et Harriet (un naturel à reflet jaune)/1 écheveau de chaque coloris/Aiguilles droites n°5

Ce châle est très fastoche à réaliser. Ce qui en fait la beauté, comme toutes les babioles du genre, c'est la matière.

Bilan? Très positif, il tombe comme je le voulais, il est lourd et soyeux et les couleurs sont... indescriptibles! Il sera imbattable cet hiver sur un petit manteau noir, je vous le dis!

Il sent encore assez fort la soie, mais ne sortira que parfumé de l'inégalable n° 19 (Chanel, est-il besoin de le préciser?), splendeur verte sur divan de cuir souple. 

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Posté par LevanaB à 16:32 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


10 octobre 2009

Un Instant



J'aperçois, au-delà du volet entrouvert par le vent, une lune  gibbeuse presque pleine. J'attends que vienne le sommeil en écoutant les bruits de la nuit. Il est tard, ou tôt, c'est affaire de point de vue. C'est l'heure suspendue entre réel et merveilleux, l'heure où l'on a peur des vampires et autres loups-garous, l'heure où l'on a peur de soi encore bien plus que de ces derniers.

Je finis par me lever, je passe sans bruit le long de la latte qui craque, je saisis le flacon qui luit sur la commode et laisse couler une goutte le long de mes poignets;  je tourne la poignée de porcelaine en maintenant bien la porte contre le chambranle; c'est que la porte crie si on s'y prend autrement. Elle est si vieille qu'il faut la ménager. Un reflet me guide en direction de la cuisine. La lune est-là qui me regarde par le carreau de la porte. Elle a un drôle d'air, la lune, cette nuit, un air cabossé. Un vent tiède et brutal s'engouffre par moments sous la porte de bois et fait onduler la nappe.  Le sol est presque froid, l'automne approche.

Je m'assieds devant la cheminée vide.  Je joins mes pieds sur le petit banc de bois qui appartenait à mon grand-père maternel qui y appuyait ses chaussons de feutre tout en fumant sa pipe puante. Un chat s'enroule autour du pied de ma chaise. Il est plus noir que l'ombre, c'est Alainchamfort (pas de panique, c'est le nom du chat, quoique j'aimerais assez qu'Alain Chamfort s'enroule autour du pied de ma chaise...).

Et puis je sens...

Ce parfum-là est une femme.  C'est un extrait de féminité maternelle et séductrice aussi. Charnel et lumineux. Rassurant comme l'odeur d'une mère, exaltant comme la peau d'une maîtresse. C'est un cocon qui vous protège tout entière et vous révèle à la fois. Un bouquet de fleurs blanches miellées, comme je les aime, comme  trop épanouies au soleil de l'automne. Des muscs très présents soutenus de benjoin qui l'ancrent sur votre peau.

Je ne l'apprécie jamais tant que lorsqu'il fait froid. Il m'évoque des cachemires clairs et naturels, un maquillage à peine marqué mais poudré, une bouche  à la couleur sourde et forte. Un béret sur des cheveux brillants. Un oeil clair et rieur. Et puis des talons hauts. Et un rire qui s'égrène.

C'est L'Instant de Guerlain. Un de mes incontournables.

nd

 

Posté par LevanaB à 18:31 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 octobre 2009

Passe à ton voisin!


Désolée de vous passer le virus, mais FAUT QUE CA SORTE!

En lieu et place des musiques que j'aime, aujourd'hui, ça!

Marc, Lavoine, ta chanson que j'ai entendue hier dans le bus à Dijon m'a tourné dans la tête tout le reste de la journée, m'a scié le cortex jusqu'à une heure du matin, m'a enfoncé le pariétal gauche au petit déjeuner.

Marc Lavoine, mon grand, comment as-tu pu produire ce condensé de trucs à tounes? Toutes les ficelles y sont, ce sont même des cordes, à ce point-là, ça n'est pas raisonnable... Ca colle au cerveau! Ta chanson qui rime en 'aine" me fout la haine!

Ah Marc Lavoine, Marc Lavoine,

j'te dis ça sans haine

même si ça m' fait d'la peine

de te faire de la peine,

mon petit chat!

tu aurais pu en faire une

un peu moins vilaine,

de chanson en "aine"

que cette chanson Lalala!

Ah, on ira, tu verras
La semaine prochaine
Sur les bords de la Seine
Dans le Café Verlaine
Je vois la scène

Et puis tu me souriras
La semaine prochaine
Dans ta veste de laine
Si tu as de la peine
Et s'il fait froid

La Madeleine et le Grand Palais
Je te vois courir vers moi
Tu seras mienne
Tu seras la même
Mais une autre, une autre
Une autre à chaque fois

Quand tu m'verras, tu verras
La semaine prochaine
J'aurai au bout d'une chaîne
Une petite croix
Un peu ancienne

Je reviendrai te chercher
La semaine prochaine
Dans l'eau de la fontaine
Où l'on s'est embrassés
A perdre haleine

La Madeleine et le Grand Palais
Je te vois courir vers moi
Tu seras mienne
Tu seras la même
Mais une autre, une autre
Une autre à chaque fois

Ah je l'attends, je l'attends
La semaine prochaine
Comme les autres semaines
J'adore que tu reviennes
Je suis déjà là

Oui je t'entends, je te vois
La semaine prochaine
Chanter cette rengaine (c'est pô moi qui l'ai dit!)
Comme mille sirènes
Dans ta jolie voix

La Madeleine et le Grand Palais
Je te vois courir vers moi
Tu seras mienne
Tu seras la même
Mais une autre, une autre
Une autre à chaque fois

La Madeleine et le Grand Palais
Je te vois courir vers moi
Tu seras mienne
Tu seras la même
Mais une autre, une autre
Une autre chaque fois...

 

 

 

 

 

Posté par LevanaB à 18:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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